Un sondage mené dernièrement semble indiquer que les Canadiens ont aujourd’hui une attitude plus positive envers les immigrants qu’au début des années 90.
Alors que l’on demandait aux répondants si le Canada serait dans une meilleure position si les immigrants retournaient dans leur pays d’origine, 90 pour cent des personnes sondées n’étaient pas d’accord avec cette affirmation. Le sondage Ipsos Reid, mené pour CanWest News Service et Global Television, a démontré que presque les deux tiers des Canadiens croient que les immigrants devraient avoir droit à leur opinion en ce qui a trait à l’avenir du pays au même titre que les Canadiens.
En 1993, un sondage semblable d’Ipsos Reid rapportait que 85 pour cent ne croyaient pas que les immigrants devaient retourner d’où ils venaient. Le sondage avait également révélé que 54 pour cent des Canadiens croyaient, qu’au Canada, la discrimination contre les minorités était un problème.
« Bien que cela semble indiquer qu’une certaine tension existe entre la multitude de groupes ethniques que forme la société canadienne et ceux qui sont nés ici, moins de Canadiens partagent cette opinion aujourd’hui», a expliqué Ipsos Reid lors de la divulgation des résultats. En 1993, sept Canadiens sur dix croyaient que la discrimination était un problème. En 1998, seulement 60 pour cent l’admettent.
La moitié des répondants croit que le Canada devrait accueillir à peu près le même nombre d’immigrants que les autres pays développés tandis que 24 pour cent disent que nous devrions en accepter moins que les autres pays et un pourcentage comparable croient que nous devrions en accepter davantage.
En 1993, un peu plus d’un tiers ont déclaré que le fait que les nouveaux immigrants exigent les mêmes droits que les autres Canadiens les «fâchait», mais seulement 31 pour cent partagent aujourd’hui cette opinion.
Selon la compagnie de sondage, « À la lumière du fait que la population canadienne serait à la baisse sans l’immigration, trois Canadiens sur dix (30 %) s’accordent à dire que le Canada n’accueille pas assez d’immigrants. » L’étude, ayant une marge d’erreur de trois points de pourcentage, 19 fois sur 20, a été faite par téléphone du 12 au 14 juin et 1002 adultes y ont participé.
Le niveau d’éducation semble être un facteur déterminant des attitudes démontrées envers les immigrants. Presque trois personnes sur dix n’ayant pas complété l’école secondaire ont déclaré que le Canada serait mieux si les immigrants quittaient le pays, alors que seulement cinq pour cent des diplômés universitaires partageaient cette opinion. En 1993, deux tiers ne croyaient pas que « plus d’immigrants blancs devaient être admis au Canada et moins d’immigrants de minorité visible. » Cependant, aujourd’hui, près de trois quarts ne sont pas de cet avis. |