QUI: Réseau de la police canadienne sur les autochtones et la diversité
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QUOI: Un réseau de policiers aux niveaux du pays, de la province, région, municipalité et des communautés autochtones
OÙ: à l’échelle du Canada
QUAND: Depuis 2004
POURQUOI: Pendant les années 1990, l’Association canadienne des Chefs de police (ACCP) a tenu des conférences à tous les trois ans pour discuter de questions de diversité et ethno-culturelles jusqu’à ce que le consensus suivant soit atteint : « ce n’était simplement pas assez. » Selon William Beahen, le directeur du programme, « Ce que nous avions vraiment besoin, c’était d’un réseau de services policiers partout au Canada qui fonctionnerait entre les conférences et qui nous permettrait de mieux connecter et servir les collectivités autochtones et ethno-culturelles. »
COMMENT: « L’objectif du programme, explique Beahen, était de former un réseau au sein duquel il serait possible de partager nos meilleures pratiques, outils d’apprentissage et éducatifs, les pratiques des ressources humaines en ce qui a trait au recrutement, rétention et promotion des gens des collectivités avec lesquelles nous avions de faibles rapports. » Le Réseau remplit cette fonction par le biais d’un site Web, un cyberbulletin bimensuel, des brochures et des sondages en ligne.
STATISTIQUES: Le Réseau compte 200 membres du service policier et plus de 600 individus, y compris des membres de la collectivité. L’organisme vise la collectivité. Il comprend cinq comités de travail principaux : communications, consultation de la collectivité, éducation et formation, engagement des parties intéressées et ressources humaines.
LOGO: Les quatre mains, qui sont mprégnées dans la coutume autochtone et qui forment un cercle, représentent les quatre races de l’humanité: blanche, noire, jaune et rouge.
RÉVÉLATION: Selon Beahen, le changement le plus important dont le Réseau a été témoin se rapporte au problème de profil racial. Par le biais de formation et de sensibilisation, l’organisme a dissipé une grande partie des idées fausses qui entourent cette question, a réussi à faire comprendre aux services policiers que le profil racial est un « problème systémique » et les a aidés à mettre en place quelques bonnes pratiques culturelles pour y mettre fin.
À VENIR: Pour l’instant, l’organisme fonctionne selon une formule de financement de cinq ans provenant de Patrimoine canadien et travaille à l’élaboration d’un plan de durabilité qui rentrerait en vigueur après que les fonds actuels sont épuisés. Il y aussi la possibilité, dit Beahen, que le Réseau devienne un programme permanent de l’ACCP.
L’ESSENTIEL: Beahen n’a que des louanges pour les services policiers qui participent au Réseau. « Tous ces gens qui travaillent avec nous à tous les jours sont des gens qui le font volontairement, explique-t-il. À leurs fonctions quotidiennes de policier s’ajoute ce qu’ils font pour le Réseau. » Parce qu’ils croient vraiment en la diversité, insiste-t-il. |